Télétravail et impact environnemental : est-il vraiment écologique ? Oui… mais pas sans effets collatéraux !

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Publié le : 23 octobre 20236 mins de lecture

Le télétravail supprimant les trajets domicile-travail, on a donc tendance à penser que le home office est bénéfique pour l’environnement. En effet, l’année 2020 sera incontestablement marquée par l’essor du télétravail en France, induit par l’épidémie de Covid-19. De quoi donc faire baisser sensiblement nos émissions de gaz à effet de serre ? Le raccourci n’est pas aussi simple ! Nouvelles mobilités, déménagements, visioconférences, réorganisation des bureaux, nouveaux achats d’équipements de bureau dont le destructeur de papier individuel… Les effets rebonds du télétravail sont nombreux et pas si évident à identifier. Lorsque certains sont profitables à l’environnement, d’autres le sont moins… Alors le télétravail est-il vraiment si écologique ? Eléments de réponse.

Un quart des salariés sur site fin mars, 50 % fin mai et un salarié sur dix en télétravail fin juillet, voilà les données du ministère du Travail.

Nous assistons à un réel boom du télétravail en cette année si particulière, ainsi nous devons bien appréhender le bénéfice environnemental de cette nouvelle organisation du travail.

 

Dans un premier temps, ne pas s’arrêter à la suppression du trajet domicile-travail

Si la réduction des trajets entre le lieu de travail et le domicile diminue grandement l’empreinte écologique de nos activités, l’Agence de la transition écologique demande d’être vigilant face à l’effet rebond.

En effet, la réponse la plus rapide réside ici : ces trajets-là étant supprimés, forcément les émissions de gaz à effets de serre devraient diminuer considérablement.

Cependant, évaluer les bénéfices environnementaux du télétravail est bien plus complexe que cela car il bouscule toutes nos habitudes et de facto fait ressortir des effets rebonds collatéraux.

Première ambiguïté : une journée de télétravail n’est pas forcément synonyme de zéro mobilité étant donné qu’il ne s’effectue pas forcément à la maison, mais dans un tiers-lieu qu’il faut donc rejoindre en voiture.

Le trajet domicile-bureau est souvent marqué par plusieurs arrêts ou étapes, que ce soit à l’aller ou retour. Typiquement les détours école et crèche pour y déposer ou venir chercher ses enfants.

De nouvelles mobilités en télétravail : le télétravail offre de nouvelles possibilités de déplacements, comme le micro-shopping, nouvelles activités associatives, sportives ou familiales, transport d’un proche etc.

 

De quoi donc ternir les bénéfices environnementaux du télétravail ? 

Oui. Car plusieurs déplacements qui étaient réalisés jusque-là le week-end le sont maintenant en semaine.

Autre effet notable à souligner : étant donné que les trajets domicile bureau ne sont plus effectués tous les jours, les télétravailleurs en profitent pour investir dans l’immobilier plus loin géographiquement parlant afin de gagner en confort de vie.

Résultat : des trajets domicile-travail peut-être moins fréquents, mais plus longs… Ou encore des installations en zones périurbaines ou rurales, ce qui peut se traduire par un recours accru à la voiture.

Attention aux effets secondaires de la visioconférence

Les effets rebonds ne sont pas tous liés à nos mobilités. Le développement massif de la visioconférence pendant le confinement et qui devrait perdurer dans les années à venir en est un autre et n’est pas neutre pour l’environnement.

Les visioconférences impliquent des consommations d’énergies liées au transfert de données, à la sollicitation des serveurs, au fonctionnement de nos appareils. Et ces consommations d’énergie multipliées par trois lorsque la visioconférence se fait avec partage de vidéo.

Cet effet visio-conférence est à évaluer à 2,6 kg eqCO2 par an et par jour de télétravail. Cette estimation ne prend pas en compte par exemple le suréquipement des foyers que peut induire le télétravail, comme par exemple investir dans un destructeur de papier home office, une nouvelle chaise, un écran supplémentaire etc…

A noter : 45 % des gaz à effet de serre générés par nos activités numériques sont liés à la fabrication de nos équipements informatiques.

 

A retenir : quels sont les effets négatifs du télétravail sur l’environnement ?

Malgré des effets positifs sur l’environnement qui ne sont pas négligeables, le télétravail provoque aussi, parallèlement à cela, des effets rebond qui ont un impact écologique négatif, induit par 3 principales causes : 

  • Des déplacements alternatifs 
  • L’augmentation de la consommation énergétique du logement (chauffage, climatisation, lumières, ordinateurs et autres périphériques)

La pollution numérique

En conclusion, si les bénéfices du télétravail sont indéniables, attention aux effets rebond de cette pratique. Bien que celle-ci soit nécessaire pour la transition énergétique, elle demande de poursuivre les efforts pour réduire davantage notre empreinte carbone.  En effet, même si le télétravail permet de réduire la quantité de trajets domicile-travail, cela induit également une transformation complète du mode de fonctionnement des travailleurs, c’est-à-dire de nouvelles formes de consommation d’énergie notamment, qui pourraient bien pallier les éventuels gains environnementaux associés au transport…

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